Fils de l’un des fondateurs de l’Ensemble Instrumental du Mali et cousin du plus fameux des joueurs de kora, Toumani, Mamadou Diabaté a grandi parmi ces ombres tutélaires, tissant patiemment une voie originale. Depuis cinq ans, il se révèle aux oreilles du public, ayant même glané un Grammy Award voici deux ans avec Dounga Mansa.
Le voilà de retour, fidèle à son envie de se distinguer de ces glorieux aînés, pour un album qui, tout en s’inscrivant dans la tradition mandingue, s'autorise entre les lignes de nombreux écarts. Ici une basse qui chaloupe à la coule vers le blues, là un luth qui évoque les mélopées du désert, plus loin une mélodie qui fait écho à ses premiers essais vers le jazz. Du bel ouvrage, à l’instar du superbe solo qui conclut ce recueil de la plus noble manière possible.